Macadam 2013

Super run à l'aller...

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Retour épique,

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Avant de partir pour Couches vendredi, j’ai tenté le coup de poker et laissé les combines de pluie dans le garage dans le but de libérer une sacoche pour y caser la tente… La déraison a parfois des raisons que la raison ignore, mauvaise pioche !
Dimanche matin, il pleut et visiblement il pleuvra toute la journée (un vrai temps d’escargots…de Bourgogne).
Nous ne sommes pas du genre à nous noyer dans un verre d’eau, mais quand même, là c’est mal barré avec presque 300 bornes sous la flotte sans combine aïe aïe aïe.
Après avoir exploré toutes les possibilités y compris celle de rester un jour de plus au chaud dans un hôtel, nous nous résignons à prendre la route quand même. Avec pour miss Véro, une protection intégrale en sacs poubelle de 100 litres achetés au camping.
 
Et c’est parti, au bout de quelques bornes, me (nous) voilà rincés de chez rincés, d’autant plus que la nature semble vouloir me faire payer le prix fort pour mon oubli volontaire.
Un déluge discontinu s’abat sur nous, les gouttes s’écrasant sur la visière sont si grosses que les impacts produisent un vacarme assourdissant dans le casque. J'ai alors l’image et le son du film Il faut sauver le soldat Ryan avec le GI se cachant derrière un obstacle anti char pour tenter d'échapper à la pluie de balles des mitrailleuses allemandes MG 42. L’horizon est tellement bas, noir et menaçant qu’une autre scène cinématographique me vient à l’esprit : Nimitz retour vers l’enfer,  quand le mur tempétueux est sur le point d’engloutir le porte-avions…Oh my god ! ça reprend de plus belle, les gouttes martèlent ma poitrine, mes phalanges et mes genoux, ratatatata. Ha, tiens, un cessé le feu ? Malheureusement non, c'est seulement le passage sous un pont (pas celui de la rivière Kwaï) qui interrompt brièvement le supplice.
Tels des naufragés rescapés du Titanic, nous débarquons dans une station service où les clients médusés hésitent entre consternation, compassion et/ou interrogation... Cet arrêt salvateur nous permettra d'acquérir deux épais K-ways qui nous sauveront d'une hypothermie certaine. Surtout que les départements restants à traverser sont d'un point de vue météo en vigilance orange (nous l'apprendrons après).
Nous voila arrivés à une vingtaine de bornes de Grenoble. Notre convoi se délite et chacun regagne son chez soi et séchoir (répéter 5 fois). Quel soulagement de rouler sur une route enfin sèche et de sentir la chaleur du bitume remonter derriere la visière. Et aussi quelle joie de pouvoir terminer cette aventure sans encombres et de savoir que le film se termine en happy end pour TOUS.
 
Special thanks à vous tous my Band of brothers and sisters!
Pour votre précieuse aide, vos contributions et soutien moral. Merci aussi pour votre complaisance et votre retenue, même si parfois et à juste titre certains d'entre nous avaient du mal à retenir leurs rires en voyant ...bip la Kosovarde emmitouflée de sacs poubelle.
 
Hasta la vista,
 
Eric

 

 

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